En des temps pas si éloignés que cela, les hommes des campagnes approvisionnaient ceux des villes en vaches, veaux, mouton…mais ces animaux évolués étaient aussi précieux. « Evolués », car mammifères, proche de nous, et « précieux » car capables de force de travail (vaches, bœufs), ou une protection (laine), ou de la nourriture longue conservation tel que le fromage. Les poules ne se mangeaient qu’après avoir fourni des œufs. La source de protéïnes première, pour le peuple, venait des rivières et étangs. Le poisson est un animal moins évolué que la poule, issu d’un monde aquatique invisible sous sa surface réfléchissante, idéal comme source première de protéïnes. Bref, au moyen-age, on mangeait perches, sandres, brochets, tanches, carpes farcies au vieux pain, fritures d’ablettes et de gardons, avant la poule, avant la chèvre, et avant la vache. Il n’y a pas si longtemps, les vidanges des étangs étaient annoncées dans les gazettes locales chaque semaine, et les villageois venaient s’y servir. Le pêcheur de truite avait souvent le droit de quitter les moissons un peu plus tôt pour faire un saut dans la rivière et ramener quelques truites (animal classé en voie de disparition en 2017) pour les privilégiés du repas du soir. Ces temps sont oubliés, et la source première de protéïnes est maintenant tarie et inconnue du plus grand nombre : les rivières sont quasi détruites, et les étangs guères exploités. Plus personne ne connait le bon gout des poissons des rivières, et nous mangeons la mer qui s’épuise.La source première de protéines disparue?...

Il s'agit ici d'utiliser la technique de l'aquaponie naturelle pour créer de petits élevages domestiques en circuit fermé, du meilleur poisson d'eau douce : la truite.

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La source première de protéines disparue…

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